Colère agricole à Stenay : le rond-point des Anciens d’AFN investi par les tracteurs.

Ce vendredi 16 janvier, le secteur de Stenay a été le point de ralliement d'une mobilisation paysanne. Entre feux de palettes et discussions avec les autorités, les agriculteurs du Nord meusien ont exprimé leur ras-bol face aux politiques gouvernementales et à la concurrence internationale.

Un carrefour stratégique occupé

Dès le début d'après-midi, le rond-point des Anciens d’AFN, situé à la sortie de Stenay en direction de Verdun, a pris des airs de camp retranché. Une vingtaine de tracteurs et de véhicules légers ont investi les lieux, marquant symboliquement ce carrefour névralgique. Si les manifestants ont veillé à ne pas bloquer totalement la circulation, la présence massive des engins agricoles et la fumée d’un grand feu de palettes ont rappelé l'urgence de leur situation.

Les manifestants ne sont pas venus seuls : le mouvement a fédéré des exploitants venus des secteurs de Dun-sur-Meuse et Varennes, rejoignant leurs collègues des cantons de Montmédy et de Stenay.

Les revendications : entre normes et concurrence déloyale

Le cœur de la contestation repose sur un sentiment d'injustice flagrant. Les jeunes agriculteurs présents ont brandi des preuves concrètes de leur mécontentement : des paquets de viande importés ne respectant pas les standards imposés en France.

Les principaux points de revendication sont :

  • L’opposition au Mercosur : Les agriculteurs dénoncent les accords de libre-échange qui ouvrent les vannes à des produits étrangers (viandes, céréales) produits à bas coût et sans les contraintes environnementales françaises.

  • La simplification administrative : Un ras-le-bol général face à l'empilement des mesures gouvernementales jugées déconnectées de la réalité du terrain.

  • La fin des "distorsions de concurrence" : Ils exigent que les produits importés soient soumis aux mêmes restrictions sanitaires et environnementales que celles qu'ils s'appliquent quotidiennement.

Dialogue sous surveillance

La sous-préfète de Verdun, Madame Alice Mallick, s’est rendue sur place pour rencontrer les manifestants. Pendant de longues minutes, elle a écouté les doléances des représentants syndicaux et des jeunes exploitants, s'engageant à faire remonter ces témoignages de détresse vers les sommets de l’État.

Sur place, les gendarmes ont assuré la sécurité des usagers de la route et veillé à ce que la manifestation se déroule sans débordement. Si le calme a régné, la détermination des agriculteurs, elle, reste intacte : « Nous voulons simplement vivre de notre métier avec les mêmes règles pour tous », glissait l'un d'eux près du brasier.

La sous-préfète, Madame Alice Mallick, auprès des jeunes agriculteurs.

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