Un moment « hors du temps » : Luis Baker à la rencontre des écoliers des Courlis.
Le lundi 9 mars restera gravé dans la mémoire des élèves de l’école maternelle « Les Courlis ». À l’initiative de l’association STEFEM, Luis Baker, l’un des fils de l’illustre Joséphine Baker, est venu partager un moment d’intimité et d’histoire avec les enfants.
L’émotion était palpable dans les couloirs de l’école maternelle ce lundi. Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit le témoin direct d’une vie aussi légendaire que celle de Joséphine Baker. Durant plus d’une heure, Luis Baker s’est prêté au jeu des questions-réponses avec une simplicité et une générosité qui ont conquis petits et grands.
Une leçon d’amour et de tolérance
Loin des grands discours officiels, c’est le portrait d’une mère aimante et dévouée que Luis a dépeint devant un jeune auditoire particulièrement attentif. Entre deux anecdotes sur la vie au château, il a rappelé l'essence même du combat de sa maman : la création de sa « Tribu Arc-en-ciel ».
« Elle voulait une famille particulière, avec des enfants venant de partout dans le monde, pour apporter de l’amour à tous », a-t-il expliqué avec tendresse.
Luis a profité de cet échange pour transmettre des valeurs essentielles aux citoyens de demain : l’importance d'être tolérant et d’être à l’écoute les uns des autres. Un message de fraternité qui résonne avec force dans le cadre scolaire.
Dans l'intimité de la famille Baker
Les élèves, qui avaient minutieusement préparé l'entretien, ont interrogé Luis sur tous les aspects de la vie de la star. Voici un florilège de leurs échanges :
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Sur l'enfance et les épreuves : Interrogé sur la pauvreté de Joséphine qui n'avait pas de chaussures dans sa jeunesse, Luis a rappelé que c’est précisément cette prise de conscience précoce de l'injustice qui a forgé son esprit de combattante.
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Sur le quotidien : On a appris que Joséphine aimait faire du vélo (non électrique !) avec ses enfants dans le parc du château, qu'elle portait les cheveux courts car c'était la mode de l'époque, et que sa chanson préférée restait l'éternel « J'ai deux amours ».
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Sur les souvenirs : Pour Luis, les plus beaux moments restent les câlins et la magie des fêtes de Noël où la joie de vivre de sa mère rayonnait sur toute la fratrie.
Une fierté partagée
Avant de se quitter, Luis Baker a tenu à saluer le travail des élèves. En découvrant l’exposition qui lui était consacrée, il a assuré que sa maman « aurait été très fière de leur travail ».
Aujourd'hui, si les douze frères et sœurs sont dispersés entre l’étranger et la France, le lien qui les unit semble indestructible. Cette visite, décrite par les participants comme un moment « hors du temps », a laissé derrière elle un sillage d'affection et une certitude : l'héritage de Joséphine Baker est entre de bonnes mains.





